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Généralisation du télétravail, fort reliquat de chômage partiel, annulations en cascade de grands événements dans toutes les métropoles françaises, trajets villes-aéroports volatilisés : un mois après la fin officielle du confinement, les VTC connaissent toujours des temps particulièrement difficiles.

L’activité VTC début juin est à 35 ou 40 % de l'activité comparé à la même période de l'an dernier. On observe certes un mouvement de reprise depuis le 11 mai, mais il ne faut pas confondre la fin du confinement et la reprise de l'activité. D'ailleurs, le nombre de chauffeurs connectés aux différentes plateformes reste faible, seulement un sur trois fonctionne actuellement, et les autres ne sont pas revenus au travail.

Les autoentrepreneurs ou PME dont le chiffre d'affaires a fondu ont pu bénéficier du fonds de solidarité gouvernemental (jusqu'à 1.500 euros distribués par salarié pendant trois mois consécutifs, avec une prolongation en cours de discussion), ce qui peut expliquer en partie cette frilosité des chauffeurs à retourner travailler.

 

Morosité jusqu'à la fin de l'année

Dans un sondage effectué récemment auprès de 7.000 grands clients, des sociétés de toute taille allant de Total ou la SNCF à des cabinets d'avocat, il ressort qu’il n'est pas prévu que le secteur d’activité du VTC retrouve plus de 80 % de son activité précédente que vers novembre, alors que ce marché était en nette croissance avant la crise.

Si certaines entreprises prennent exceptionnellement à leur charge les frais de VTC de leurs salariés pour éviter le recours aux transports en commun, beaucoup d'autres freins jouent en défaveur du transport en voiture avec chauffeur . Ce faisceau de causes va de la disparition massive des clients étrangers à la peur de se déplacer dans un véhicule « semi-public », jusqu'au poids du télétravail.

 

Nombreux motifs de trajets évaporés

En raison du maintien du télétravail à grande échelle dans les métropoles, les comptes « entreprises » sont encore actuellement en baisse de 60 à 70 % par rapport à la normale, selon le PDG d’une plate-forme de réservation.

Une petite croissance s'installe semaine après semaine, mais très légère. Comme les taxis, les VTC sont suspendus à la reprise de la vie normale des entreprises. De fait, les rendez-vous des professionnels chez les clients se sont évaporés, tout comme les courses pour aller au restaurant, ou encore l'univers de l'événementiel au sens large (salons, congrès, présentations, etc…).

Certes, les clients se sentent plus vulnérables dans les transports en commun, comme en atteste la baisse de 70 % de leur fréquentation, mais ils se reportent plus massivement sur les deux-roues que sur les voitures avec chauffeur. Une bonne nouvelle toutefois pour les rares clients : la rareté des courses ne se traduit pas par une majoration des tarifs. Au contraire, les prix ont baissé sur un an car les conditions de circulation sont meilleures et les temps de parcours plus rapides.

 

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