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C'est l'une des professions qui est restée en grande partie mobilisée pendant le confinement. Malgré un volume d'activité considérablement réduit, les chauffeurs VTC ont continué d'assurer un service minimum, notamment pour transporter les soignants et les personnes aux besoins urgents de déplacement. 

Hygiène renforcée, du provisoire parti pour durer ?

Très rapidement, les chauffeurs, leurs employeurs ou les plateformes de mise en relation auxquels ils ont recours, ont pris des mesures pour pouvoir continuer à transporter des clients en toute sécurité et tout en protégeant au maximum les chauffeurs. Alors que les interactions avec d'autres personnes doivent être limitées pour éviter la propagation du virus, cette profession est forcément exposée en continuant d'exercer. 

Dans la foulée de ce qui avait déjà été mis en place depuis le 17 mars et le début du confinement, les acteurs du transport individuel se préparent désormais à une période de transition plus ou moins longue. Et à un "retour à la normale" qui pourrait finalement ne jamais avoir lieu, la crise sanitaire actuelle pouvant aussi introduire de nouvelles pratiques qui s'imposeront à l'avenir. 

Uber contrôle le port du masque via son application

Le géant américain Uber vient ainsi d'annoncer de nouvelles dispositions prises dans ce contexte de crise sanitaire. Une problématique d'autant plus importante pour le géant mondial des VTC, qui fait face à une variété de situations selon les pays où il est présent, avec différents calendriers de déconfinement par exemple et des mesures différentes à appliquer. 

Sans surprise, c'est l'application mobile au cœur de son modèle économique qui s'adapte à ce nouveau contexte. Uber vient ainsi d'annoncer de nouvelles fonctionnalités, dont de nouvelles habitudes à prendre pour les chauffeurs avant de démarrer leur service. 

Les chauffeurs devront désormais assurer avoir bien procédé au nettoyage complet de l'habitacle, ce qui est recommandé au moins une fois par jour et de disposer d'un nettoyant pour les mains pour eux et leurs passagers. Mais ils devront aussi prouver qu'ils portent bien un masque en se prenant en photo. Si ce n'est pas le cas, l'application ne leur permettra tout simplement pas de pouvoir accepter les courses et leur demandera de reprendre une photo.

Ce nouveau protocole est officiellement lancé par Uber lundi 18 mai 2020, en France comme dans de nombreux pays. Cette mesure sera maintenue jusqu’à la fin du mois de juin 2020, et son maintien sera réévalué en fonction des recommandations des autorités de santé.

Par ailleurs, et concernant la France, Uber a annoncé avoir démarré la distribution progressive de 350.000 masques aux chauffeurs et de 5000 boîtes de lingettes désinfectantes offertes et disponibles dans 42 stations essence Total. Les remboursements à hauteur de 50 euros d’une paroi de séparation en polycarbonate ou PVC entre les compartiments chauffeur et passager (pour un coût totale de 80 à 100 euros) et de produits désinfectants à hauteur de 25 euros par mois sont également prévus.

Faire de l'excellence sanitaire une valeur forte

D’autres plateformes de mise en relation s'organisent aussi pour assurer un niveau de sécurité optimal tant pour les chauffeurs que pour les passagers. D'autant que l'activité semble repartir depuis la mise en place du déconfinement progressif lundi 11 mai 2020.

Ainsi, des contrôles réguliers du port du masque par les chauffeurs VTC sont faits par des équipes dédiées. A cela s'ajoute une formation spécifique à ce nouveau protocole sanitaire, qui prévoit notamment la "désinfection des zones de contact passager et l’aération de l’habitacle entre chaque course" en plus de "la mise à disposition de gel hydro-alcoolique à bord des véhicules". 

L'idée est aussi de s'adapter à une nouvelle forme de clientèle. Des salariés notamment, qui empruntent désormais un VTC comme alternative aux transports en commun pour des trajets domicile-travail. De quoi compenser, seulement en partie, l'effondrement de l'activité liée au tourisme.

Et pour les passagers ?

Le décret du 11 mai dernier précise que, comme les usagers des transports en commun, les passagers d'un taxi ou d'un VTC, à partir de 11 ans, devront porter un masque.

   - Un seul passager en règle générale à bord, et jamais à l'avant. Plusieurs passagers (d'un même foyer ou           pour le transport de personne en situation de handicap par exemple) sont toutefois autorisés mais                       uniquement si le véhicule est équipé d'une paroi de séparation transparente.

  - L'application permettra aussi de rassurer le client. Chez certaines plateformes, il sera prévenu que le                 chauffeur porte bien un masque. Chez d’autres, on peut sélectionner l'option permettant de disposer d'un       véhicule avec paroi transparente de séparation, sans surcoût.

   - Et il faudra aussi prendre de nouvelles habitudes à bord : pas question de laisser traîner son sac à main ou     un porte-document sur la banquette. Ce sera sur les genoux et tout autre bagage devra être placé dans le       coffre.

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